FAIRE​-​PART

by VÎRUS

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LE EP "FAIRE-PART" DISPONIBLE EN TÉLÉCHARGEMENT ICI : rayondufond.com/shop/

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released 18 June 2013
Beats by BANANE

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Track Name: CAFARNAÜM
« Quand ça va, j’ai rien à dire ; quand ça va pas, j’dis rien / J’ai pas de problème, j’en suis un / En prendre conscience m’a presque rendu serein / Le matin, j’bande plus ; j’en veux à la Lune pour c’qu’elle devient / Avale un mauvais café soluble / Me dis que ça va, que d’autres y diluent un peu de Calva / Du soldat, je n’ai que les cauchemars et les flashbacks / J’sais plus qui porte l’autre en moi et mon falzar / Une balafre enrichie d’un teint blafard / Le soleil serait donc aussi un putain de fachlard / Réflexe dans le brouillard, foutre les pleins phares / J’ai cru que mes oreilles sifflaient, ce n’était que la bouilloire / Advienne que pourrave, advienne que pourrave / Presque fier du temps que j’peux tenir sans bouyave / Un portrait craché, une éjac faciale / Je ne peux signer qu’à l’encre effaçable / Ravale salive et façade / Espérant ne pas cracker comme l’ex producteur des Pharcyde / Réchauffe les restes d’avant-hier, remets en cause / Toute amitié quand j’ouvre un frigidaire où y’a que des sauces / Total déphasage / Plus qu’un sentiment, un état / Heureux celui pour qui ce n’est qu’une passade / Pour qui le drame n’aura pas été fatal / J’rabaisse le moindre siège qui me réhausse / Le ciel est gangsta, annonce : des pressions, rafales, pertes, fracas / Capharnaüm qui fout le cafard / Éraflé par une étoile qu’a fait un vœu et qui voulait que j’l’exauce / Si j’te dis que ça va pas, qu’est-ce tu f’ras ? / À part me tendre un verre qui donne soif et m’laisser en carafe / Gardez vos « hésite pas si t’as besoin de quoi que ce soit » / Les vrais liens tiennent avec des fils ou des agrafes / J’dis rien, j’attends que ça passe, que ça s’aggrave / Toujours pas été faire ce dépistage pour le dass / Aucune crainte malgré des boutons chelous, des p’tites tâches / La toux d’un mauvais joueur de poker qu’a une quinte / Ce destin m’esquinte / Chiale surtout pas à côté de moi à moins d’avoir pris un coup d’extinct’ / J’déteins, les idées noires, ça va avec tout / J’attends rien mais ça n’ira jamais assez vite à mon goût / D’une seconde à l’autre, faire tout sauter / Me tape pas dans le dos, j’viens d’avaler mon trousseau de clés / Troubles de la personnalité / Pour pas rater ma vie, j’ai préféré ne même pas l’attenter / D’où ces compétences inexploitées / En chienneté car j’mets en avant qu’mes années d’anxiété / Vous comprendrez le refus d’se castagner / C’est pas c’qui s’passe dans la rue qui m’a rendu casanier… »
Track Name: CHAMPION'S LEAGUE
Intro :
« J’ai entendu dire qu’il fallait pas décourager ceux qui croient ou chantent l’impossible mais le soulèvement n’aura pas lieu, ce soir, y’a un match de Champion’s League… »

Refrain 1 :
« Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / En théorie, le soulèvement n’aura pas lieu / Le savoir, c’est bien ; les armes, c’est mieux … »

Couplet 1 :
« L’impression d’entendre toujours le même ceau-mor / J’suis au fond, j’somnole pendant que devant des mecs make some noise / Aiment qu’on leur passe du monoï / Qu’on leur promette un soleil par personne / En plus, c’est eux qui te snobent avec leurs gueules à faire du snowboard / Et des cunnis à la sorbonne / S’donnent bonne conscience en s’rattachant à une soi-disant cause noble sans que les premiers concernés le cautionnent / Ne s’expriment qu’avec des consonnes / Te font consommer un dictionnaire avec que des mots qu’tu connais / Tout pleins de « moi je sais » / Déclassés par des vendeurs de hasch, de C qu’auraient pu sortir d’HEC / Encore faut-il y rentrer, la dèche aurait racontée des choses quand tu te serais déchaussé / Ils sont de mèche, ont la coupe qui va avec / Ne s’aventurent pas dans le froid tant que leurs cheveux ne sont pas secs / Toi, t’as la tête qui fume / Son expérience de la rue s’résume à avoir chopper un rhume / Mais il prépare slogans et banderoles / Comme pour aller supporter son nouveau messie qui joue à Barcelone / Font rire ceux qui combattent babylone / En s’envoyant leurs idées via le dernier i-phone / Nous, dans cette faune, on s’faufile sous des faux noms / Eux galèreront seulement pour se faire un prénom… »

Refrain 2 :
« Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / En théorie, le soulèvement n’aura pas lieu / Le savoir, c’est bien ; les armes, c’est mieux … »

Couplet 2 :
« L’impression d’entendre toujours le même mot d’ordre / Ca y est, j’m’endors, réveillez-moi quand vos couilles auront appris à mordre / Continuez de jouer avec une balle qui s’amortit / On a du style, même nos peines sont assorties / Quelques bibelots, une bible, une bibliographie / Mais t’as rien compris à la pensée de Krishnamurti / Et là, j’croise une de ces hippies merdiques / Lui dit qu’j’suis passionné de business EPMD, d’épidémies et puis elle m’dit qu’j’dois aimer mes pires ennemis / Qu’en dépit d’mes déprimes… pfff j’la laisse pas finir BING ! / Réaction épidermique, déjà que j’me lève, il fait nuit / C’est pas pour qu’une altermondialiste me conseille de conduire un Fenwick / Les conditions, ça les fait tout le temps fuir / Les convictions d’un végétarien sapé tout en cuir / Eux qui pensent que j’me dis que j’dépense donc je suis / J’mets la main dans ma poche, ne sens qu’un os derrière ma cuisse / Si peu réceptifs / On parle deux langues pas étudiées dans nos mondes respectifs / Impossible qu’ils nous ouvrent / On serre pas la pogne à un fusil de chasse calibre 12 au pays des bisounours / Le tout dans un étui d’guitare / Qu’il soit sans histoire, pas normal pour un fils de soixante-huitard / J’sais rafistoler des chrysanthèmes / Pour celui dont le poing levé sert à fister sa clientèle / Nous aussi, on pensait être rebelles / Bourrés dans la rue, à péter des rétros, renverser des poubelles / Dommage pour ceux qui croient ou chantent l’impossible / Le soulèvement n’aura pas lieu, y’a un match de Champion’s League …»

Outro :
« Réfléchis, ils vont pas s’mettre en taule entre eux / On est en trop mais surtout assez nombreux / En théorie, le soulèvement n’aura pas lieu / Le savoir, c’est bien ; les armes, c’est mieux … »
Track Name: 6.35
Intro :
« Commence en bounçant, finit en bain d’sang / Commence en bounçant, finit en bain d’sang / Commence en bounçant, finit en bain d’sang / Commence en bounçant, finit en bain d’sang / On dit excès ou accès de violence ? / On dit excès ou accès de violence ? … »

Couplet 1 :
« Direct, j’me suis promis d’leur mettre recto-rectum / Le p’tit garçon qui s’trouve moche deviendra Parabellum / C’qui explique un tel acharmement / C’est qu’y’a cette deadline / Que souvent les plus responsables se dédouanent / Avec des si, on coupe des doigts / Devant une connerie à faire, on a le choix d’être bête ou d’être lâche / Ça devrait être un devoir d’avoir des droits / D’après c’que j’sache / Tu parles mal, retourne-moi, je ferai le même poids / Croiser le diable, tenter d’lui revendre son hâmeçon / Pour mieux t’amputer, ils te feront voir Neil Armstrong / Faire diversion quand la 11 exige qu’on s’affronte / J’étouffais, nan, t’imagine pas que j’me la raconte / Question d’éducation / J’suis pour les grosses tartes dans la gueule, avec des explications / Mes plus grandes fiertés sont mes inactions / Seulement, le temps ne fait qu’affûter le boomerang / L’avantage d’un hurlement, c’est qu’on le comprend dans toutes les langues / Tous veulent des bras de mec en fauteuil roulant / Violence légitimée par plein de faits marquants / Dans un bouchon, j’me suis dit que j’lirai Mein Kampf… »

Refrain 1 :
« On dit excès ou accès de violence ? / On dit excès ou accès de violence ? (repeat) »

Couplet 2 :
« La voisine frappe sa fille, elle pourrait au moins fermer la porte / Mon pote avait la foi, il fût touché à l’aorte / Le pardon que t’accordes montre que t’as des torts / Le mieux qu’on puisse faire, c’est se mettre d’accord pour être en désaccord / Une arme lourde permet de prendre du recul / Devine c’qu’il me reste quand j’prends une gifle et que je n’en rends qu’une / Pourtant, avant, j’étais pour les Verts quand jaunes et bleus se renvoyaient la balle / Maintenant, j’m’en fous que ça parte en bagarre générale / J’sépare ma vie en compartiments étanches / Que personne puisse remarquer le moindre comportement étrange / Il aurait vraiment fallu que j’sois une feuille pour qu’je tremble / C’qui nous énerve le plus dans une guerre, c’est qu’on se ressemble / Donc, j’irai me coucher quand j’serai moins vénèr, rien n’y fait, ni la verveine, ni la verve à Verlaine / Eh, c’est bien connu, toujours s’méfier des plus sages / C’est peut-être eux qu’ont vécu en tout premier leur dépucelage…»

Refrain 2 :
« On dit excès ou accès de violence ? / On dit excès ou accès de violence ? (repeat) »

Couplet 3 :
« Monsieur, rien de dangereux sur vous ? Ni taser, ni Sig Sauer ? / En bon coupable, tu n’peux qu’accuser le coup / Il rend beaucoup de monnaie ce distributeur / Les mea-culpa, c’est pour ceux qu’ont des fesses à la place des joues / Sous-couvert d’une dette, ils te passent au crible / Le pire, c’est de ne pas avoir d’objectif et d’être sensible / Accessible à une sanction pénale / De tous les crimes possibles, seul le suicide reste légal / Les autres payent mal mais bon tout se négocie / Si ça te gêne, si ça te gêne… Dis-toi que moi, ça me génocide / Tant de temps à bloquer sur le mobile / J’ai pris du morbide, tentant de quitter ce néant qui entoure le vide / Raconter son histoire, ça rend les autres impuissants voire étrangers / Le changement s’fera dans le sang pour pas changer / C’était ça ou j’vous préparais une bombe avec de simples produits ménagers / J’t’arrête tout d’suite, c’était le chtar ou les chtarbés / Ou un mélange des deux, mate la cellule matelassée / Dites-moi c’qui faut que j’regrette ? Le point positif, si j’prends perpét’, au moins ma vie sera fête …»

Outro :
« J’sais pas comment ça va finir tout ça… enfin si… mais de quelle façon ?.... Ça j’sais pas… »
Track Name: DES FINS...
« Bouh… Il fait froid d’un coup / Dites si vous avez besoin de quelque chose pendant que j’suis debout / Tu l’sens quand tu fais ton trou / De ton vivant, les gens font déjà de toi un sujet tabou / Que tu refuses les concessions t’empêche pas de voir ton avenir partout où il manque un peu de gazon / À plus de deux, c’est plus des confessions / J’m’en veux, mes lèvres auraient dû rester collées sur un glaçon / Ils prendraient bien un bout de ta vie mais pas ton destin / J’réfléchis à la façon dont j’arriverai à rien / Oui, c’est grave de mourir défunt / Tu peux t’jeter dans la Seine, elle fera son chemin comme un intestin / À travers toutes ces villes dont les panneaux visibles à l’entrée offrent un résumé de la vi(e)…site / Hôpital, groupes scolaires, cimetière / Tu nais et pis taffes ; tu meurs, épitaphe / Ne restent que quelques mégots et des pistaches / Restées fermées pour l’occasion / De toute façon, ce n’est qu’un héritage de location / Tu peux être à fond dans ta passion, mourir restera ta vocation / D’où l’expression, tirer une gueule de 6 pieds de long / Résonnent encore les orgues du Requiem pour un Con / Tu meurs, les hommages me reviennent / J’me penche d’un balcon, réflexe moteur / J’me demande si on survivrait de cette hauteur ? / J’tiens à la vie comme ceux qui se tailladent les veines sur la largeur / Un bord de route, un drôle de marcheur / Les absents sont des lâcheurs, j’fais de l’autostop en levant le majeur / Me raccroche à c’que j’peux / Il pleut des cordes / Parle-moi ou tu devras fouiller dans ma chambre en désordre / Tous les ans, j’me remémore la levée du corps / Maintenant, quand tu dors, j’vérifie si tu respires encore…

Pour l’instant, qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? J’ai tenu / J’tente de garder les yeux ouverts quand j’éternue / Flippe des coups de fil la nuit ou très tôt le matin / À chaque fois que j’entends « au fait, t’as appris pour machin ? » / L’éthernel m’a prévenu / Souvent j’me dis qu’j’suis qu’un enculé, que j’vivrai peut-être plus longtemps que prévu / Une question perdure : est-ce qu’on souffre plus de c’qu’on a pas connu ou bien de c’qu’on a perdu ? (×2) …

S’faire du mal, vouloir connaître les circonstances exactes / On m’demande de tes nouvelles, j’dis qu’on est en contact / Que t’as juste perdu connaissance / J’laisse tes affaires telles quelles comme si t’étais juste parti en vacances / J’ai croisé quelqu’un qui te ressemblait trop de dos / Je souris aux éclairs pensant que c’est toi qui prends des photos / J’pense aux discussions qu’on aurait pu avoir / À c’que j’essaye de pas r’faire ou parfaire mais j’peux pas t’en faire part / Tout est devenu insignifiant / Et j’sens que j’t’enterre vraiment, j’parle de moins en moins de toi au présent / Il m’écoute pas, il veut savoir c’que j’compte faire plus tard / Sachant que beaucoup mettraient leur bite dans un trou de mémoire / Mon remords m’étouffera / Plus d’une fois, j’ai rêvé de toi / J’te prenais dans mes bras, t’étais tout froid / L’impression qu’on me voit mais que personne me perçoit / J’vis oppressant / Un décès, ça reste récent… »